Financer sa formation en impression 3D : CPF, France Travail, entreprise… Quelles solutions en 2026 ?

Il y a quelques années encore, se former à l’impression 3D relevait presque du luxe. Entre le prix des machines, des logiciels et des formations spécialisées, beaucoup de passionnés avaient tendance à apprendre seuls, en regardant des tutoriels YouTube interminables ou en sacrifiant quelques kilos de PLA sur l’autel de l’expérimentation. Et puis est arrivé le CPF.

Du jour au lendemain, des milliers de personnes ont découvert qu’elles possédaient un budget formation parfois conséquent, accumulé au fil des années. Une véritable cagnotte qui dort souvent sans que son propriétaire sache vraiment quoi en faire. Alors forcément, de nombreux makers, artisans, salariés, demandeurs d'emploi ou personnes en reconversion se sont posé la même question : est-il vraiment possible de financer une formation en impression 3D sans devoir hypothéquer sa maison ? La réponse est oui.

Mais comme souvent avec les dispositifs administratifs français, les choses sont un peu plus complexes qu'un simple bouton “Télécharger gratuitement”. Parce qu'en 2026, les règles du CPF, notamment, ont évolué et il est important de comprendre comment tout cela fonctionne avant de se lancer.

Le CPF, une véritable opportunité pour apprendre l'impression 3D

Le Compte Personnel de Formation est probablement l'un des dispositifs les plus intéressants pour financer une montée en compétences. Son principe est relativement simple. Tout au long de votre carrière professionnelle, vous cumulez des droits à la formation, de l’agent quoi. Ces droits peuvent ensuite être utilisés pour financer des formations certifiantes auprès d'organismes agréés.

Et ça tombe bien puisque nous, la Nouvelle École, faisons justement partie de ces organismes de formation reconnus par l'État. Concrètement, cela signifie qu'il est possible de se former à l'impression 3D, à la modélisation 3D, au fraisage CNC ou encore à la gravure laser sans avoir à sortir l'intégralité du montant de sa poche. Et honnêtement, quand on voit le nombre de personnes qui laissent dormir plusieurs milliers d'euros sur leur compte CPF sans jamais les utiliser, ce serait presque dommage de s'en priver.

Le CPF a changé en 2026

Mais attention. Depuis le 26 février 2026, les règles du jeu ont évolué. Le CPF n'est plus exactement aussi généreux qu'auparavant. Désormais, certaines certifications sont plafonnées à 1 500 euros de prise en charge par dossier, même si votre compte CPF contient davantage d’argent. Par ailleurs, une participation financière forfaitaire de 150 € est également demandée aux salariés qui utilisent leur CPF. Autrement dit, avoir 4 000 ou 5 000 euros disponibles sur son compte ne signifie plus forcément que l'on pourra mobiliser l'intégralité de cette somme sur une seule formation.

Cela ne veut pas dire pour autant que le CPF a perdu tout son intérêt, bien au contraire. Il reste aujourd'hui l'un des moyens les plus accessibles pour financer une montée en compétences dans des domaines techniques comme l'impression 3D ou la modélisation. Simplement, il est devenu plus important que jamais de se faire accompagner afin de choisir la bonne formation et de comprendre précisément quelles sont les prises en charge possibles. Et c'est justement l'un des rôles d'un organisme de formation expérimenté.

Et petit disclaimer : faites toujours attention aux arnaques, des personnes malveillantes essayent toujours de se faire passer pour des vrais organismes donc ne payez jamais rien à l’avance et ne divulguez pas vos informations de cartes de crédit à un escroc, ça serait bête…

L'impression 3D ne se résume plus à une imprimante posée sur un bureau

Pendant longtemps, beaucoup de gens ont associé l'impression 3D à un simple loisir pour geeks passionnés. Aujourd'hui, les choses ont complètement changé.

Les entreprises recrutent des profils capables de maîtriser les logiciels de modélisation 3D, les artisans utilisent des imprimantes pour prototyper leurs produits et les bureaux d'études intègrent de plus en plus les technologies de fabrication additive dans leurs méthodes de travail.

En parallèle, l'impression 3D ne vient plus seule. Elle s'accompagne souvent de compétences complémentaires comme Fusion 360, Blender, le scan 3D, la gravure laser ou encore le fraisage CNC.

Finalement, se former aujourd'hui à ces technologies, c'est un peu comme apprendre l'informatique dans les années 1990. On ne sait pas toujours exactement où cela nous mènera, mais une chose est sûre : ces compétences deviennent et deviendront de plus en plus prisées à l’avenir.

Et si vous êtes demandeur d'emploi ?

Contrairement à ce que beaucoup imaginent, le CPF n'est pas la seule solution. Si vous êtes inscrit chez France Travail, d'autres dispositifs peuvent venir compléter ou remplacer le financement de votre formation. Selon votre situation, certaines aides régionales, France Travail ou des abondements complémentaires peuvent être mobilisés. C'est d'ailleurs souvent le cas des personnes en reconversion professionnelle qui souhaitent se lancer dans l'impression 3D, la modélisation ou la fabrication numérique.

Parce qu'au fond, l'objectif n'est pas simplement de suivre une formation. L'objectif, c'est de construire un projet professionnel cohérent. Et dans ce genre de parcours, il existe souvent davantage de solutions qu'on ne l'imagine.

Votre entreprise peut aussi financer votre formation

Autre idée reçue : beaucoup de salariés pensent qu'ils doivent obligatoirement utiliser leur CPF.

Pourtant, dans certains cas, l'entreprise peut prendre directement en charge une partie ou la totalité de la formation via son OPCO ou son plan de développement des compétences. Et c'est plutôt logique quand on y pense.

Une entreprise qui investit dans la formation de ses collaborateurs investit aussi dans sa propre compétitivité.

Qu'il s'agisse d'un bureau d'études, d'une agence de design, d'un atelier de fabrication ou même d'une PME industrielle, les besoins en compétences liées à la fabrication numérique ne cessent d'augmenter.

Il serait donc dommage de financer soi-même une formation si une prise en charge professionnelle est possible.


Et si je veux simplement apprendre par passion ?

C'est probablement la situation la plus fréquente. Parce que tout le monde n'a pas forcément un projet de reconversion ou l'ambition de devenir ingénieur en fabrication additive. Parfois, on veut simplement comprendre sa machine, apprendre à modéliser, arrêter de casser des impressions de vingt heures parce qu'on a oublié un support ou enfin réussir à dessiner cette pièce de rechange qui traîne dans un coin de sa tête depuis des mois. Et honnêtement, il n'y a rien de mal à ça.

L'impression 3D est un domaine passionnant, mais aussi extrêmement vaste. Essayer d'apprendre seul est tout à fait possible, mais cela demande énormément de temps et d'énergie. Et entre les tutoriels contradictoires, les mauvaises habitudes prises dès le départ et les heures passées à chercher pourquoi la première couche refuse obstinément d'adhérer au plateau, beaucoup finissent par perdre patience. Une formation permet justement d'éviter ces erreurs et de progresser beaucoup plus rapidement.

C’est pour ça qu’on en propose une, ultra complète et pour ceux qui n’auraient pas de CPF, on a aussi notre chaîne YouTube sur laquelle on aborde ces thématiques et spoiler : c’est 100% gratuit !

Finalement, le plus difficile n'est pas de financer sa formation

Au fond, la vraie difficulté n'est pas toujours de trouver le financement. La vraie difficulté, c'est souvent de franchir le pas. Parce qu'on a toujours l'impression qu'il faut attendre le bon moment. Attendre d'avoir plus de temps, plus d'argent ou plus d'expérience. Alors qu'en réalité, la plupart des personnes qui travaillent aujourd'hui dans l'impression 3D, la modélisation ou la fabrication numérique ont commencé exactement comme tout le monde : avec des questions, quelques hésitations et beaucoup de curiosité.

Et si vous souhaitez justement aller plus loin, sachez que la Nouvelle École, organisme de formation agréé par l'État, propose des formations en impression 3D, modélisation 3D, fraisage CNC ou encore gravure laser, accessibles à tous les niveaux et finançables selon votre situation. Et comme dirait un philosophe grecque, “au fond, le plus beau dans l'impression 3D, ce n'est pas seulement ce qu'on fabrique, c'est tout ce qu'on apprend en chemin…”

Ugo Servol

Rédacteur pour le blog de la Nouvelle Ecole et responsable de la chaîne Youtube du même nom

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